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L’ambassade restera à Jérusalem selon Anthony Blinken, le futur patron de la diplomatie, choisi par Joe Biden. 

L’ambassade des USA en Israël restera à Jérusalem, et le départ de Trump n’y changera probablement pas grand-chose, cimentant de fait sa reconnaissance comme capitale de l’Etat hébreu par Washington, après l’implantation de cette représentation diplomatique en 2018.

C’est notamment ce que suggère Anthony Blinken, le futur patron de la diplomatie américaine, choisi par Joe Biden. 

En effet, à la question, « Êtes-vous d’accord que Jérusalem soit la capitale d’Israël et vous engagez-vous à ce que les États-Unis gardent notre ambassade à Jérusalem ? » , qui lui a été posée hier par un sénateur républicain, lors de son audience de confirmation devant le Sénat, le futur secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, qui devrait remplacer le sortant Mike Pompeo, a déclaré « Oui et oui ».

De même, il indique que le présiden-élu, Joe Biden, serait favorable à une solution à deux Etats, tout en restant prudent, « De manière réaliste, je pense qu’il est difficile de voir des perspectives à court terme pour avancer sur ce point. Ce qui serait important, c’est de s’assurer qu’aucune des deux parties ne prenne de mesures qui rendent le processus déjà difficile encore plus difficile », a-t-il ajouté.

Notons que la question de Jérusalem reste un dossier sensible dans la diplomatie au Moyen-Orient, et ce depuis plusieurs  décennies, avec les Palestiniens qui souhaitent que Jérusalem-Est – occupée par Israël depuis 1967 – serve de capitale à un État palestinien. 

D’ailleurs, bien qu’Israël ait toujours été un allié plus que privilégié des Américains dans la région, et que le lobby pro-Israel soit de loin l’un des plus puissants et actifs à Washington, aucun politique américain n’avait osé franchir ce Rubicon, en reconnaissant Jérusalem comme capitale, avant Donald Trump. De même, peu d’entre eux “oseraient” rétropédaler sur la question, une fois le pas franchi.

D’autant que, contrairement à certaines spéculations, cette reconnaissance n’a pas déclenché de boulevesemetn majeur au Moyen-orient. Au contraire, plusieurs des pays arabes de la zone tentent, peu à peu, d’apaiser leurs relations avec Israël (au détriment de la cause palestinienne). A cet égard, il y a eu notamment les rapprochements avec les Émirats arabes unis, puis Bahreïn (probablement avec l’assentiment tacite du grand frère Saoudien, qui a d’ailleurs récemment accepté le survol de son territoire par des avions israéliens).

Ceci a montré que, pour les dirigeants de ces pays, les intérêts géopolitiques priment désormais sur le reste. Car il s’agit à présent de faire front – avec Israël – à deux grands rivaux dans la zone : la Turquie et l’Iran. Ces deux puissances régionales non-arabes, ont en effet vu leur influence grandir de plus en plus, après l’effondrement de l’Irak de Saddam, puis à mesure que les Américains se désengagent militairement au Moyen-Orient, dans un mouvement aussi accéléré par Donald Trump.

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