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RCA : un troisième chef de milice accusé de crimes contre l’humanité, transféré à la CPI

Ancien commandant de la milice Séléka, lors de la guerre civile de 2013 en République centrafricaine, Mahamat Said Abdel Kani a été arrêté le 20 janvier et remis à la Cour pénale internationale, quatre jours plus tard. Il devra répondre de violences commises à Bangui, à cette époque.

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, dimanche 24 janvier, la mise en détention d’un ancien commandant de faction de la milice Séléka, soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis à Bangui lors de la guerre civile en République centrafricaine en 2013.

« Aujourd’hui, le 24 janvier 2021, M. Mahamat Said Abdel Kani, aussi connu comme ”Mahamat Said Abdel Kain” et ”Mahamat Saïd Abdelkani”, a été remis à la Cour pénale internationale par les autorités de la République centrafricaine, en raison d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré sous scellés le 7 janvier 2019 », indique un communiqué de la CPI.

Selon les médias centrafricains, l’ex-chef de guerre reconverti dans des activités de mines et diamants a été appelé le 20 janvier par la MINUSCA pour assister à une réunion quand il a été arrêté et gardé à vue au camp de Roux à Bangui durant quatre jours, puis remis à la CPI, ce dimanche 24 janvier 2021.

Dans son communiqué, la CPI précise que pour le juge unique de la Chambre préliminaire II, Rosario Salvatore Aitala, il existait « des motifs raisonnables de croire » que Mahamat Said Abdel Kani était responsable de « crimes contre l’humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains), et crimes de guerre (torture et traitements cruels) ».

Mahamat Said Abdel Kani est le troisième chef de milice impliqué dans la guerre civile en République centrafricaine à se retrouver devant la CPI. Avant lui, Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien ministre centrafricain des Sports, et Alfred Yekatom, surnommé « Rambo », deux anciens commandants de milices anti-balaka, également accusés de crimes contre l’humanité, ont été arrêtés et transférés devant cette Cour. L’ouverture de leur procès est prévue le 9 février 2021.

Entre mars 2013 et janvier 2014, la République centrafricaine a traversé une violente guerre civile qui a opposé la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans opposés à l’ancien président François Bozizé) et les anti-Balaka (un mouvement opposé à la Séléka et soutenant l’ancien président François Bozizé).

Les violences ont entraîné des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de personnes.

Borgia Kobri

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